Le paludisme reste la première cause de mortalité infantile au pays. Pour contrer ce fléau, le gouvernement a mis en place un plan d'action d'urgence visant à augmenter la couverture vaccinale et distribuer plus de 2 millions de moustiquaires longue durée d'ici fin juillet.
Le Burkina Faso connaît traditionnellement un pic de transmission pendant la saison des pluies, d'où l’importance cruciale de cette campagne anticipative. En plus des moustiquaires dites MILD, de nouveaux répulsifs cutanés, fabriqués à partir d'huiles essentielles locales, seront subventionnés dans les zones à forte endémicité.
Une stratégie multisectorielle
Le plan ne s'arrête pas à la distribution matérielle. Les agents de santé communautaire (ASBC) ont également été formés pour mener des campagnes de sensibilisation de porte-à-porte. L'objectif est de s'assurer que les populations comprennent l'importance d'un environnement assaini : élimination des eaux stagnantes, nettoyage des caniveaux et traitement des points d'eau.
Dr. Ouédraogo précise :
« Cette nouvelle génération de protection résiste mieux aux lavages et offre une durabilité accrue. Cependant, sans l'engagement de chaque foyer, l'impact restera limité. »
Enfin, le gouvernement étudie l'implémentation de la chimioprévention du paludisme saisonnier (CPS) pour les enfants de moins de cinq ans, une méthode préventive qui a déjà fait ses preuves dans plusieurs provinces l'année précédente.